Les Cépages en France

Les principaux cépages en France

On dit souvent qu’un cépage est une variété de raisins. En réalité et au niveau botanique, « les cépages sont des cultivars, c’est-à-dire des variétés de population composées d’individus génétiquement différents mais qui présentent des caractéristiques proches »*. Il existe une multitude de cépages en France , il peuvent être blancs ou rouges, petits ou gros, très utilisés, ou en complément d’un autre (assemblage)… autant de possibilités qui nous ont amenées à vous présenter les principaux, leurs caractéristiques ainsi que leurs régions de production… cette liste des cépages en France n’est donc pas exhaustive.

Cépage Caractéristiques Région(s) de production Plant
Aligoté Peu aromatique (noisette, citron…). Frais et nerveux Bourgogne Blanc
Bourboulenc Arômes de fleurs de Garrigues (Ciste, genêt…) Languedoc, Roussillon, Côtes du Rhône Blanc
Cabernet Franc Arômes de poivron, framboise, violette… Bien structuré et net Bordeaux, Loire, Sud-Ouest Noir
Cabernet Sauvignon Arômes de poivron, cassis, réglisse. Finesse et profondeur Bordeaux, Loire, Sud-Ouest, Languedoc, Roussillon, Provence Noir
Carignan Arômes de petits fruits rouges (cerise) et réglisse Languedoc, Roussillon, Provence, Rhône, Corse Noir
Chardonnay Arômes complexes : beurre frais, noisette, amandes grillées, pain grillé Bourgogne, Champagne, Loire, Jura, Savoie Blanc
Chasselas Peu aromatique, léger, désaltérant Alsace, Savoie, Loire Blanc
Chenin Arômes complexes : coing, tilleul, amande grillée, cannelle, girofle, noisette Loire Blanc
Cinsault Peu aromatique, léger et souple Languedoc, Roussillon, Provence, Rhône Noir
Clairette Miel d’acacia, pêche blanche, rose, muscat, fruits exotiques… Languedoc, Roussillon, Provence, Rhône Blanc
Cot ou Malbec Arômes de violette (vins jeunes) et de truffe (vin vieux) Sud-Ouest, Bordeaux, Loire Noir
Duras Arômes légèrement ferrugineux Sud-Ouest (Gaillac) Noir
Fer Servadou Peu aromatique, léger, vinifié en assemblage avec d’autres cépages Sud-Ouest Noir
Folle Blanche Saveur acide très prononcée, fruité et léger Pays nantais (gros plant), Gaillac, Armagnac Blanc
Gamay Arômes de bonbons anglais, banane… Beaujolais, Bourgogne, Loire, Savoie, Sud-Ouest Noir
Gewurztraminer Très aromatique, puissant, épicé. Rose, litchi, acacia, violette et jasmin Alsace, Lorraine Blanc
Grenache noir Arômes de laurier, eucalyptus, mûre, réglisse, épicé Rhône, Languedoc, Roussillon, Provence, Corse Noir
Marsanne Arômes de pêche de vigne (principalement vinifié en assemblage avec la roussanne) Rhône Blanc
Mauzac Arômes de pomme Sud-Ouest Blanc
Melon Peu aromatique, peu acide. Pomme verte, foin coupé, iode Loire (muscadet), Bourgogne Blanc
Merlot Arômes de fruits noirs, cuir…

Matière puissante et veloutée

Sud-Ouest, Bordeaux Noir
Mondeuse Arômes puissants : fraise, framboise, violette, humus Savoie, Bugey Noir
Mourvèdre Arômes de petits fruits noirs (myrtille), iode, réglisse, truffe, cuir… Languedoc, Roussillon, Provence Noir
Muscadelle Arômes puissants de muscat Sud-Ouest Blanc
Muscat Ottonel Arômes puissants de raisins muscat, souvent fumés, acacia, bois de rose Languedoc, Roussillon, Provence, Rhône, Corse Blanc
Négrette Arômes de fruits rouges et noirs Sud-Ouest Noir
Nielluccio Arômes puissants de bois, cuir… Coloré et charpenté Corse Noir
Pinot gris Arômes de beurre frais, acacia, violette Alsace Gris
Pinot Meunier Léger arôme de framboise Champagne, Loire Gris
Pinot noir Arômes très élégants et fins, cerise, églantine, cassis, framboise, cuir et réglisse Bourgogne, Alsace, Champagne, Loire Noir
Riesling Arômes complexes et vifs de cannelle, citronnelle, ananas, acacia, citron Alsace Blanc
Roussanne Arômes de pêche de vigne Rhône, Savoie, Provence Blanc
Sauvignon Arômes de pierre à fusil, bourgeon de cassis, valériane, musque Loire, Bordeaux, Sud-Ouest Blanc
Savagnin Arômes épicés, acidulés, pomme et noix fraîche Jura Blanc
Semillon Arômes très complexes : miel d’acacia, citron, tilleul, verveine, pamplemousse Bordeaux, Sud-Ouest Blanc
Sylvaner Peu aromatique, vif et claquant Alsace Blanc
Syrah Arômes profonds de fruits noirs, d’épices, de fruits comme le cassis frais, la myrtille, la mûre et poivre Rhône, Sud-Ouest, Languedoc, Roussillon, Provence, Corse Noir
Tannat Arômes « rustiques » de fruits noirs et de bois, très amère Sud-Ouest Noir
Ugni blanc Peu aromatique, frais, vif et léger Cognac, Armagnac, Provence, Corse, Sud-Ouest, Languedoc, Roussillon Blanc
Vermentino Acidité très faible, rarement vinifié seul Corse Blanc
Viognier Très aromatique, abricot, acacia, amande grillée, violette Rhône Blanc


L’équipe Le Vin Tout Simplement


Sources : Editions BENOIT FRANCE (Les cépages en France) / *Wikipédia

Crédit photo :

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vin rosé

L’élaboration du vin rosé

« Le vin rosé est-il un mélange de vin rouge et de vin blanc »; il nous arrive souvent d’entendre cette question posée par des néophytes. On peut voir alors les cheveux se dresser sur la tête des spécialistes qui réfutent immédiatement cette question-affirmation mensongère et pouvant laisser transparaître un non-respect du cahier des charges de l’élaboration d’un vin… et pourtant ! Mais d’ailleurs comment est élaboré le vin dit « rosé »?

Et oui, le vin rosé peut s’obtenir exceptionnellement par un mélange de vin rouge et de vin blanc : interdit pour les vins tranquilles mais autorisé en assemblage pour l’élaboration des vins pétillants tels que crémants et champagnes rosés.

Le vin rosé est obtenu à partir de raisins rouges dont la pulpe est blanche ou très peu colorée. Mais alors si le jus de ces raisins est blanc, comment peut-il devenir rosé?

C’est la technique dite de macération pelliculaire qui est au cœur de l’élaboration des vins rosés ; ainsi la matière colorante qui se trouve dans les anthocyanes (pigments naturels des feuilles, des pétales et des fruits) va colorer le jus blanc pendant ce temps de macération. Vous l’aurez deviné, plus le temps de macération est long plus le jus sera coloré.

Il existe 2 types de vinification pour obtenir un vin rosé

  • le pressurage direct
  • la macération courte et suivie d’une saignée

Le rosé de pressurage direct

Il s’agit d’obtenir un jus coloré dès le pressurage. Si le cépage est peu coloré, on peut réaliser en amont un foulage des raisins qui va aider et accélérer le passage des matières colorantes. Il est tout a fait possible également de réaliser une macération pelliculaire plus ou moins longue directement dans le pressoir. Les techniques employées dans le cas des rosés de pressurages sont ensuite très proche de celles de l’élaboration des vins blancs : une sélection des jus selon les différentes presses et un débourbage soigné devront être effectués.

Le rosé de macération courte et de saignée

Il s’agit ici tout simplement d’extraire une partie du jus qui est destiné à l’élaboration du vin rouge. Ainsi et logiquement les techniques employées sont celles des vins rouges (récolte, éraflage, foulage, macération en cuve). La vendange est éraflée et foulée. On va ensuite procéder à une macération, qui comme nous l’avons vu va permettre l’extraction des matières colorantes de la pellicule vers le jus. De la durée de macération va dépendre l’intensité colorante du jus (de 12h à 24h en fonction de la vendange qui sera plus ou moins saine et le souhait d’élaborer un rosé plus ou moins coloré). Cette technique a pour but aussi de diminuer le rapport volume de moût et volume de marc du futur vin rouge et ainsi apporter plus de matière à ce dernier.

Les fermentations

Enfin pour que le vin rosé (qui n’est encore qu’un jus de raisin) se transforme en alcool il faudra, vous l’aurez deviné, procéder à la fermentation alcoolique; cette fermentation est sensiblement pareil à celle d’un vin blanc. Le viticulteur va porter une attention toute particulière à la température de cette fermentation (autour de 20° afin de ne pas dégrader les arômes et notamment de fraîcheur du vin rosé).

La fermentation malolactique des vins rosés n’est pas systématique; cela dépend beaucoup des régions et du style de vin recherché.

 

Lorin Mariele


Lexique :

Eraflage : séparer les baies de raisin de la rafle (ne garder que le fruit)

Foulage : éclatement de la peau des grains de raisin pour en extraire le jus

Débourbage : elimination des particules grossières en suspension dans le moût.

Fermentation alcoolique : transformation des sucres en alcool par les levures

Fermentation malolactique : désacidification du vin; les bactéries transforment l’acide malique en acide lactique (obligatoire sur les vins rouge en France)

Moût : le jus de raisin


Crédit Photo : Claude Blot (Photo Art Lab)

N’hésitez pas à aller visiter le site de l’Institut français de la vigne et du vin pour approfondir !

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Le cycle de la vigne

Le cycle de la vigne : 2 phases

Comme toute les plantes, le cycle de la vigne en terme de végétation comprend 2 phases distinctes et qui, comme toute les plantes dites « pérennes », s’accomplissent de manière simultanée : la phase végétative et la phase reproductive.

Le cycle de la vigne : il existe des études qui ont permis la classification des nombreux stades de ces 2 phases en les plaçant sur des échelles.

  • une échelle alphabétique établie par Baggiolini allant de A à O
  • une échelle numérique établie par Eichhorn et Lorenz (notée E et L un peu plus bas), beaucoup plus détaillé et comprenant 47 stades

L’échelle de Baggiolini est la plus utilisée pour des raisons de simplification du cycle de la vigne.

Le déroulement du cycle de la vigne va véritablement dirigé le travail du viticulteur.

Les différentes périodes peuvent varier en fonction du cépage planté mais aussi d’un critère que l’on ne contrôle pas : la nature.

Stade A (E et L : 1) : Bourgeon d’hiver

Période : Novembre à Février

2 écailles protectrices de couleur brune protègent l’oeil de l’année précédente pendant toute la période hivernale

Les Pleurs

Période : Février – Mars

Un liquide translucide et visqueux s’écoule par les plaies de taille; il annonce la reprise du système rainaire.

Stade B (E et L : 3) : Bourgeon dans le coton

Période : début avril

Les écailles protectrices sont écartées par le bourgeon qui gonfle, lui même poussé par la séve. On voit apparaître la pilosité des bourgeons que l’on nomme la bourre.

Stade C (E et L : 5) : Pointe verte

Le bourgeon continue de gonfler et l’extrémité verte des premières feuilles apparait également.

Stade D (E et L : 6) : Sortie des feuilles

Apparition des feuilles rudimentaires.

Stade E (E et L : 9) : 2 à 3 feuilles étalées

Les premières feuilles sont dégagées et le rameau est visible

Stade F (E et L : 12) : Grappes visibles

Période : début mai

Apparition des grappes avec inflorescences visibles

Stade G (E et L : 15) : Grappes séparées

Période :

Stade H (E et L : 17) : Boutons floraux séparés

Les boutons floraux sont isolés.

Stade I (E et L : 19 à 25) : Floraison (c’est l’épanouissement de la fleur)

Période : Juin

  • Pollinisation : Il s’agit du processus de transport d’un grain de pollen depuis les étamines (organe mâle) vers le pistil (organe femelle).
  • Fécondation : formation de l’oeuf qui va devenir le pépin de raisin

Stade J (E et L : 27 à 30) : Nouaison

Période : Juillet

C’est la transformation de la fleur en baie primordiale (seulement 1/3 des fleurs sont fécondées)

Stade K (E et L : 31) : Taille « petit pois »

Les baies sont à la moitié de leur taille finale à maturité.

Stade L (E et L : 33) : Fermeture de la grappe

Les baies grossissent et se touchent; la grappe se ferme.

Stade M (E et L : 33) : Véraison

Période : début Août

La grappe change de couleur : les baies s’éclaircissent pour le raisin blanc ou se colorent pour le raisin noir

Stade N (E et L : 33) : Maturation

Période : Août / mi-Septembre

Les baies s’enrichissent en sucre et l’acidité diminue.

Stade O (E et L : 33) : Défeuillaison

Période : Novembre

C’est la chute des feuilles.


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Source : Institut français de La vigne et du vin

La taille de la vigne

La taille de la vigne 2/3

Une taille raisonnée pour la pérennité de la vigne !

Nous continuons notre série d’articles sur le thème de la taille de la vigne et nous abordons pour ce 2e chapitre les principes fondamentaux d’une taille « raisonnée » au sens où nous prendrons en compte et appliquerons l’ensemble des critères qui vont permettre d’accéder de nouveau à cette notion d’équilibre que nous avons abordée dans le 1er article.

Ce 2e article nous emmène dans des explications un peu plus techniques et pour cette raison, il est indispensable de définir le vocabulaire utilisé et de s’en imprégner dans un but de bonne compréhension e de clarté.

Rameaux : bois de l’année; qui sont donc verts et qui ne sont pas encore « aoûtés ».

Aoûtement : rameau qui se lignifie et qui devient bois

Sarment : rameau qui s’est lignifié

Baguette : sarment qui est taillé « long » c’est à dire à plusieurs yeux (synonymes : aste, latte, long bois)

Yeux : bourgeon

Courson : bois de l’année taillé à 2 yeux (synonymes : crochet, cot, tiret, coup, corne)

Bois fructifère : bois qui va donner le plus de fruits;

Bois de l’année : bois qui a poussé pendant l’année (et qui devient donc tout d’abord rameau)

Bois de 2 ans : bois de l’année précédente sur lequel va pousser le bois de l’année

Courson de rappel : bois court taillé à un seul œil

Gourmand : rameau qui pousse sur le vieux bois

Débourrement : stade où les inflorescences sortent des bourgeons

Défeuillaison : chute des feuilles

Conduite : répartition du feuillage qui va influencer la photosynthèse de la plante


La période de taille

La période de taille commence à la défeuillaison et qui démarre à la fin de l’aoûtement (fin octobre – début novembre). Il est conseillé, dans la mesure du possible, de tailler la vigne le plus tard possible car une taille trop précoce peut entraîner un débourrement prématuré laissant les premières feuilles sorties trop tôt à la merci des gelées de printemps qui sont dévastatrices pour la vigne et redoutées comme la peste par les viticulteurs et les viticultrices. Il n’est pas toujours facile voire impossible de retarder la taille en raison d’une surface à tailler trop importante (il faut compter en général 1 ha par mois et par personne).

Le choix des bois pour l’année suivante : que faut-il garder?

Le choix des bois est également d’une importance capitale; outre le fait et l’obligation de garder une baguette fructifère, en raison tout simplement d’assurer la récolte en terme de volume, il faut porter une attention toute particulière à choisir des bois qui soient sains, bien aoûtés et indemnes de maladies et d’altérations comme le gel et la grêle. La futur santé du cep dépendra forcément de ces choix. Les bois les plus fructifères se trouvent en général au milieu la baguette du bois de 2 ans.

L’équilibre du pied

Comme nous l’avons vu dans notre 1er article, le palissage de la vigne sert à sa conduite, mais il va falloir également adapter la taille à cette même conduite; conduite qui est souvent réglementée par un cahier des charges de l’appellation. Pour cela, le choix et l’emplacement des différents bois devra se faire avec plusieurs objectifs :

  • pas de croisement des bois qui apporterait de l’entassement de végétation et donc un critère favorable aux maladies fongiques.
  • Choisir des bois qui, dans leur développement, ne vont pas sortir du rang de vigne (la treille) et gêner le passage des matériels et des Hommes.

On fera aussi attention à ce que les crochets soient toujours placés en-dessous des baguettes afin de ne pas favoriser un développement en hauteur du cep.

Prendre soin du cep et donc de sa pérennité

C’est la circulation de la sève qui assure la pérennité du pied de vigne; lorsque l’on coupe un bois, on fait ce que l’on nomme une plaie de taille; ces plaies de tailles vont, pour de multiples raisons, perturber la circulation de la sève et peuvent aussi créer les bonnes conditions au développement des maladies du bois comme l’esca par exemple. Une plaie de taille peut par exemple entraîner ce que l’on nomme un cône de dessèchement dans lequel la sève ne pourra bien sûr plus circuler. La bonne santé du pied de vigne passera par la limitation de ces plaies de taille.

 

Vous l’aurez compris le nombre de critères à prendre en compte, encore une fois, pour assurer l’équilibre du pied de vigne est très important sachant que ces nombreux choix seront également réduit par ce que nous impose quelque chose qui est incontrôlable et incontestable… la nature.

Nous aborderons dans notre 3e et dernier article sur la taille les différents systèmes de taille.

 

Lorin Mariele


 

Les vignobles français

La superficie des vignobles français

La question nous est souvent posée lors des escapades viticoles que nous organisons à savoir la superficie totale de l’ensemble des vignobles français et plus précisément de chaque région. Il nous semblait intéressant de lister de manière exhaustive les régions, leur superficie ainsi que leur production.

Le climat français est très diversifié et les terroirs tout autant. Les vignobles français produisent 3240 vins différents sur 80 départements. La superficie totale des régions viticoles françaises est de 835 805 hectares.

Les vins français possèdent différents classements répondant aux cahier des charges des différentes appellations des régions viticoles. Ces vins peuvent être classés en AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), AOP (Appellation d’Origine Protégée), IGP (Indication Géographique Protégée); les vins qui ne rentrent pas dans ces classements sont alors indiqués Vin de table français. C’est l’INAO, l’Institut National des Appellations d’Origine qui gère plus globalement les signes d’identification de l’origine et de la qualité pour les produits fabriqués en France qui sont des signes officiels français.

Ci-dessous un tableau répertoriant les vignobles de France :

  • Région viticole
  • Alsace
  • Bordeaux
  • Beaujolais
  • Bourgogne
  • Champagne
  • Jura
  • Languedoc – Roussillon
  • Lorraine
  • Loire
  • Provence – Corse
  • Rhône
  • Savoie
  • Sud-Ouest
  • Superficie en ha*
  • 15 600
  • 117 500
  • 19 000
  • 29 500
  • 33 344
  • 1 814
  • 246 000
  • 180
  • 70 000
  • 34 180
  • 73 838
  • 2 330
  • 57 500
  • Production en hl*
  • 1 166 903
  • 5 983 000
  • 1 000 000
  • 1 448 309
  • 2 540 000
  • 78 000
  • 12 000 000
  • 13 885
  • 3 173 000
  • 1 098 000
  • 2 833 154
  • 166 000
  • 4 570 000

 

L’équipe Le Vin Tout Simplement


* 1 ha : 1 hectare = 10 000 m² / 1 hl : 1 hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 0,75cl

**Le vignoble des Charentes couvre environ 80000 hectares avec une production de 3 produits (1 IGP Vins Charentais et 2 AOC Cognac et Pineau des Charentes)

Source : vin-vigne.com / Syndicat des vins de savoie / Wikipedia / de fervents lecteurs (trices) !!!

Taille de la vigne

La taille de la vigne 1/3

Pourquoi tailler la vigne ?

La vigne est une liane; alors si on ne la palisse pas et si on ne la taille pas, elle sera rampante et poussera comme telle; elle produira beaucoup de bois mais peu de fruits. La vigne est également un fruitier et comme tous les fruitiers, il faut donc la contenir mais pas trop ! Pour quelles raisons ? Et bien vous allez voir…

La taille consiste à supprimer du bois, les sarments, afin de produire du fruit, les raisins, et de surcroît de bonne qualité… cette même qualité est dépendante de la quantité.

Il existe 2 objectifs principaux à la taille de la vigne.

Le 1er étant la maîtrise de la production de raisin.

Pour réduire le nombre de grappes, il faut indubitablement et tout naturellement laisser peu de bourgeons (que l’on nomme les yeux) sur la souche. C’est ce nombre de bourgeons que l’on va nommer la charge. Tout est une question d’équilibre, si la charge est trop faible, la vigueur, c’est à dire le développement de la végétation, se fera au profit de la récolte. Alors qu’une charge trop importante entraînera une récolte excessive qui sera alors suivie d’un épuisement de la souche et donc un manque de vigueur. En dehors des cahiers des charges des nombreuses appellations AOC qui dictent de manière précise notamment la charge, c’est à dire le nombre de bourgeons à laisser, en pratique on laisse autant d’yeux qu’il a poussé de rameaux pendant l’année. En effet les décrets AOC imposent une charge maximale à l’hectare et donc un nombre maximum (voire minimum) d’yeux par cep.

Tout est une question d’équilibre

Le 2e objectif de la taille est de limiter l’allongement de la souche; notamment pour faciliter le passage des matériels et le travail des hommes et des femmes. La réduction de l’allongement de la souche est accompagnée d’une logique d’aération de la végétation, les feuilles, car entassement du feuillage et humidité entraînent le développement de maladies fongiques dévastatrices pour la vigne. Mais il faut aussi que la surface foliaire, caractérisé tout simplement par le nombre de feuille, soit suffisante pour assurer une production convenable et riche en sucre. On en revient alors à cette histoire d’équilibre : plus vous avez de raisins sur un cep et plus votre jus sera dilué entraînant une teneur en sucre limitée et donc un degré d’alcool potentiel ne vous permettant pas d’avoir un vin structuré et riche allant jusqu’au risque de ne pas respecter le cahier des charges de l’appellation.

La taille de la vigne pour produire du raisin de cuve doit alors prendre en compte un grand nombre de critères afin de trouver ce fameux équilibre entre quantité et qualité.

 

Lorin Mariele