Kir crème de cassis apéritif aligoté

Les Chroniques France Bleu : le Kir

Aujourd’hui on va parler d’une boisson connue bien au-delà de nos frontières bourguignonne, l’apéritif, le cocktail même, que l’on nomme le Kir…

Il faut aller chercher l’origine de cet apéritif à Dijon en Bourgogne

Tout d’abord la recette de cet apéritif… elle a un peu changé depuis l’apparition de cette boisson. A l’origine on mélangeait 1 tiers de crème de cassis, et non juste du sirop, avec 2 tiers de blanc ; alors pour ceux qui connaissent et qui ont déjà bu cette boisson, on peut tout de suite dire que ce mélange en question, 1 tiers de cassis 2 tiers de vin blanc, il est très sucré ! A l’époque le vin utilisé pour faire ce mélange, c’était exclusivement de l’Aligoté, c’est un cépage plus vif, c’est à dire plus acide, plus tendu, comme on dit en dégustation, que le chardonnay qui lui peut être plus rond… et donc ça permettait, en rajoutant de la crème de cassis, donc très sucrée, d’atténuer cette acidité. Aujourd’hui le mélange va être plus 1/5e de cassis et 4/5e de vin blanc. Quel vin blanc pour un kir ? On n’est pas obligé de mettre de l’aligoté, on peut mettre du chardonnay assez « simple », bien sûr je vous déconseillerai fortement de mélanger la crème avec un Grand Cru… genre Corton Charlemagne, sacrilège ! Quelque chose de très important pour moi et qui va faire une sacrée différence c’est le choix de la crème de cassis. Je vous conseille de prendre une crème de cassis qui titre, c’est à dire dont l’alcool est au moins à 18%, et à 20%, c’est l’idéal, donc regardez bien la contre étiquette avant d’acheter.

Et d’où vient le nom de cet apéritif ?

C’est tout simplement le nom de famille, d’un homme, Félix Kir qui était homme politique et également chanoine, c’est à dire un dignitaire ecclésiastique… on dit souvent c’est le chanoine Kir. Félix Kir n’était pas seulement Chanoine mais il a été député maire de la ville de Dijon de 1945 à 1968. Alors à part le nom, cet homme politique il ne vous dit peut-être rien mais il faut savoir que c’était un personnage, truculent et aux réparties mordantes… c’était un peu le Jean Lasalle dijonnais de l’époque.

Et donc c’est le Chanoine Kir qui a inventé cet apéritif ?

Et bien non… C’est la maison Lejay-Lagoute qui lança la crème de cassis en 1841, avant d’obtenir le droit du Chanoine Kir en 1952 de baptiser le blanc-cassis de son nom, le Kir. On attribue souvent l’invention du Kir au chanoine, mais il a juste autorisé l’utilisation de son nom.

Revenons un peu à la dégustation, j’ai parlé d’apéritif donc c’est un peu paradoxal avec ce que je vais vous dire, je déconseillerai fortement de boire un kir tout juste avant un repas… Pourquoi et bien parce qu’il faut plutôt réserver les alcools sucrés à la fin du repas car le sucre est une saveur qui on va dire prend beaucoup de place, et une fois que l’on a bu du sucré et bien cela va effacer si j’ose dire, les autres saveurs. ON le boit pour la plus part du temps avant le repas, donc attention à ne pas le boire trop sucré…Pour les variantes de ce cocktail vous avez : Le communard, le double K, le cardinal, le kir royal, le kir impérial , le kir médocain, le kir savoyard, le kir lorrain, le kir celtique, le kir auvergnat, le kir ardéchois, le kir provençal ou kir soleil, le kir normand et bien d’autres recettes…Et pour découvrir toutes ces recettes et bien je vous invite aller jeter un œil en cliquant ici !

 

A bientôt sur France Bleu Auxerre pour de nouvelles chroniques autour du vin, de la vigne et du monde vitivinicole !

Benjamin


Une biographie du fameux Chanoine !

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