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La superficie du vignoble de Lorraine

 La superficie du vignoble de Lorraine est de seulement 135 ha de vignes plantées. On ne soupçonne pas un instant que le vignoble de Lorraine existe, et pourtant si. C’est le plus petit vignoble de France.

Plutôt connue pour son eau-de-vie de Mirabelle, la superficie du vignoble de Lorraine produit également quelques vins d’appellations. La plus connue étant les Côtes de Toul. Il s’agit d’un vin gris, issu principalement du Gamay.

Qu’est-ce qu’un vin gris ?

C’est une déclinaison de vin rosé, assez spécifique aux vins d’Alsace, mais également de Lorraine. Le Languedoc est lui aussi concerné car il produit de nombreux vins rosés, dont des vins gris. Plus complexe qu’on ne le pense, le vin rosé arbore de nombreuses nuances de rosé incluant celle du gris. Ce qui fait donc du vin gris un vin à part entière. Voilà pourquoi on surnomme également les Côtes de Toul, « Gris de Toul« .

Un vignoble en plein développement

La superficie du vignoble de Lorraine dispose de 2 AOC. L’appellation Côtes de Toul donc qui est la plus connue. Assez récente car elle a été créée en 1998. 8 villages sur cette aire d’appellation, principalement des vignes en côteaux pour une meilleure exposition au soleil. Chaque année ce sont entre 2 et 3 hectares de vignes qui sont plantés afin d’accroître la production.

L’AOC Moselle quant à elle est bien plus récente, et date de 2012. Ici ce sont 19 villages qui peuvent prétendre à cette AOC. Une appellation au cœur d’un projet de terroir.  Le projet Terroir Moselle est une démarche commune entre les viticulteurs, les institutions et les acteurs touristiques des vignobles européens de la Moselle. Ces acteurs en France, au Luxembourg et en Allemagne ont à cœur de faire découvrir des terroirs variés sur lesquels sont produits des vins de grande qualité, en partageant un savoir-faire et également une histoire commune.

 

Appellation

Ha

Hl

Cépage

Côtes de Toul 100 4 500 Gamay,

Pinot noir,

Auxerrois

Moselle 35 1 800 Gamay

Pinot noir

Auxerrois, Pinot gris, Muller Thurgau, Riesling

Floriane Marini


Plus d’infos sur le site du Figaro – vin et sur le site de l’appellation Côtes de Toul

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quels vins pour les fêtes

Quels vins pour les fêtes de fin d’année ?

A l’approche des fêtes de fin d’année, vous vous demandez sûrement quel menu vous allez concocter à vos invités, et quels vins accorder avec; Quels vins pour les fêtes de fin d’année ? Chaque année un vrai casse-tête, beaucoup de références de vins, un budget limité, les différents goûts de chacun… Bref, c’est compliqué ! On vous guide.

Menu 1 : le classique

Si vous avez décidé que votre menu de Noël ou de la Saint Sylvestre serait cette année encore traditionnel pour satisfaire tous les invités, alors vous avez raison. Une valeur sûre, on vous aide pour répondre à la question : Quels vins pour les fêtes de fin d’année ?

Apéritif :
  • Huitres, fruits de mer (natures ou juste citronnés) / vin blanc sec : Chablis, Muscadet ou Champagne

Explication : le vin ne doit pas dénaturer le produit qui se suffit à lui-même, on privilégie donc des vins frais, secs, plein de minéralité avec un côté salin et iodé.

  • Pruneaux rôtis au lard / Champagne, Crémant vieillis en fût de chêne,

Explication : les effervescents accompagneront à merveille tout un repas, pensez à varier vos bulles en fonction du repas (rosé, demi-sec, 20 ans d’age, millésimé, vieilli en fût…)

Entrée :
  • Foie gras (mi cuit servi sur toast) avec confit d’oignon / vin blanc demi-sec « gras » : Meursault, Condrieu, Champagne millésimé, Gewurztraminer « vieilles vignes », Jurançon, Porto

Explication : l’accord classique se veut avec des vins liquoreux comme le Sauternes ou un Côteaux du Layon, des vins riches en sucres avec du poids en bouche, et des saveurs prononcées qui vont de paires avec le foie gras certes, mais qui peuvent alourdir le goût de chaque met. Quels vins pour les fêtes de fin d’année ? On privilégie donc des vins plus contrastés.

  • Saumon fumé (toast beurré et citron) / vin blanc sec et fruité : Chablis 1er cru Vaillons (par exemple), Sancerre, Quincy, Pouilly-fumé, ou un Vouvray sec. Mais vous pouvez aussi tenter un Riesling.

Explication : le saumon est un produit de qualité lui aussi, gras, salé et intense, on peut donc révéler son côté iodé mais aussi fumée par des vins blancs sec avec du corps et une certaine intensité en bouche.

Plat :
  • Les volailles rôties comme la dinde, le chapon ou l’oie / vin rouge souple et fruité : Mercurey, Saumur Champigny, Beaujolais 1er cru Morgon, Gigondas

Explication : ces viandes blanches rôties généralement en sauce s’accorderont à merveille avec des vins rouges ample, peu tannique, avec des arômes de fruits noires et des notes de sous-bois (si présence de champignons dans l’accompagnement)

  • Gibier comme le sanglier en sauce au vin par exemple / vin rouge puissant : Madiran, Vacqueyras, Côte-Rotie, Cahors, Bordeaux Graves, Saint Emilion

Explication : Qui dit viande puissante, dit vin puissant également. Amateurs de vins rouges, faites-vous plaisir sur des appellations intenses, avec des tanins ronds, de préférence des vins un peu vieillis et/ou élevés en fûts.

Fromages :

On privilégie les VINS BLANCS ! Les rouges sont tolérés tout de même.. mais jeunes, amples et peu tanniques comme l’Irancy, le Beaujolais, Sancerre rouge, Saumur Champigny. Quels vins pour les fêtes de fin d’année ? Pour les vins blancs, choisissez-les ronds, plutôt moelleux, et fruités, cependant tout va dépendre de votre sélection de fromages.

  • Roquefort, fourme d’ambert / Sauternes, Monbazillac, Banyuls
  • Chèvre sec / Pouilly fumé, Loupiac, Pinot gris, Sancerre blanc
  • Cantal, Morbier / Chablis, Mâcon, Vin jaune
Dessert :
  • Bûche glacée de Noël (café, chocolat, vanille, caramel…) / Muscat de Frontignan blanc, Maury
  • Tarte au chocolat, aux marrons, aux pommes… / Porto rouge, Banyuls, Xérez, Champagne rosé et/ou demi-sec
  • Bûche crémeuse aux fruits rouges / Lambrusco, Crémant rosé (Alsace, Bourgogne, Loire…), Gaillac (moelleux blanc)

Explication : Si la gourmandise appelle le sucre, n’oublions pas que l’acidité prolongera le plaisir en fin de bouche. Sucres et acidités se compléteront à merveille afin d’offrir harmonie et vitalité, force et fraîcheur.

Menu 2 : l’original

Et alors, quels vins pour les fêtes de fin d’année, si vous faîtes un menu original ?

Apéritif :
  • Cuillère de daurade à l’orange et aux amandes / Riesling, Vin argentin « Amalaya » blanc
Entrée :
  • Verrine de saumon, pomme et fromage frais / Chablis grand cru, Cheverny,
  • Ravioles maison aux truffes et au foie gras / Madiran, Château Neuf du Pape, Corton-Charlemagne
Plat :
  • Filet de boeuf feuilleté au jus de truffe / Patrimonio, Medoc, Fronsac
  • Magret de canard au miel et kakis rôtis / Beaumes de Venise rouge, Crozes-Hermitage, Echezeaux
Fromages :
  • Epoisses, Soumaintrain, Maroilles / Sauternes, Coteaux du layon, Pacherenc-du-vic-bilh (moelleux)
  • Chèvre cendré / Alsace pinot gris, L’Etoile (Jura), Côtes de Millau
  • Comté, Beaufort, Ossau-Iraty / Vin de paille, Irouléguy blanc
Dessert :
  • Bûche aux kiwis, crémeux chocolat blanc et gingembre / Muscat de Rivesaltes, Vin de paille, Champagne
  • Verrines de fruits jaunes et son croustillant / Crémant rosé, Côtes de Duras, Beaumes de Venise blanc, Bonnezeaux

 

Très bonnes fêtes de fin d’année à tous & bon appétit !

L’équipe Le Vin Tout Simplement


Sources : www.larvf.comwww.gourmand.viepratique.fr / www.platsnetvins.com / www.marmiton.org /

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Les vignobles français

La superficie des vignobles français

La question nous est souvent posée lors des escapades viticoles que nous organisons à savoir la superficie totale de l’ensemble des vignobles français et plus précisément de chaque région. Il nous semblait intéressant de lister de manière exhaustive les régions, leur superficie ainsi que leur production.

Le climat français est très diversifié et les terroirs tout autant. Les vignobles français produisent 3240 vins différents sur 80 départements. La superficie totale des régions viticoles françaises est de 835 805 hectares.

Les vins français possèdent différents classements répondant aux cahier des charges des différentes appellations des régions viticoles. Ces vins peuvent être classés en AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), AOP (Appellation d’Origine Protégée), IGP (Indication Géographique Protégée); les vins qui ne rentrent pas dans ces classements sont alors indiqués Vin de table français. C’est l’INAO, l’Institut National des Appellations d’Origine qui gère plus globalement les signes d’identification de l’origine et de la qualité pour les produits fabriqués en France qui sont des signes officiels français.

Et aussi notre article sur les Grands Crus de Bourgogne en cliquant ici…

Ci-dessous un tableau répertoriant les vignobles de France (cliquez sur sur le nom des vignobles dans le tableau pour avoir plus de détails) :

  • Région viticole
  • Alsace
  • Bordeaux
  • Beaujolais
  • Bourgogne
  • Champagne
  • Jura
  • Languedoc – Roussillon
  • Lorraine
  • Loire
  • Provence – Corse
  • Rhône
  • Savoie
  • Sud-Ouest
  • Superficie en ha*
  • 15 600
  • 117 500
  • 19 000
  • 29 500
  • 33 344
  • 1 814
  • 246 000
  • 180
  • 70 000
  • 34 180
  • 73 838
  • 2 330
  • 57 500
  • Production en hl*
  • 1 166 903
  • 5 983 000
  • 1 000 000
  • 1 448 309
  • 2 540 000
  • 78 000
  • 12 000 000
  • 13 885
  • 3 173 000
  • 1 098 000
  • 2 833 154
  • 166 000
  • 4 570 000

Et aussi notre article sur les Grands Crus de Bourgogne en cliquant ici…

L’équipe Le Vin Tout Simplement


* 1 ha : 1 hectare = 10 000 m² / 1 hl : 1 hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 0,75cl

**Le vignoble des Charentes couvre environ 80000 hectares avec une production de 3 produits (1 IGP Vins Charentais et 2 AOC Cognac et Pineau des Charentes)

Source : vin-vigne.com / Syndicat des vins de savoie / Wikipedia / de fervents lecteurs (trices) !!!

Les saveurs dans un vin

Les saveurs dans un vin…

Cet article traite des saveurs que l’on peut trouver en dégustant un vin ; cela ne fera pas appel à votre sens olfactif mais bien à votre sens gustatif. Au contraire de l’odorat, votre acuité gustative ne pourra être sensible qu’à seulement quelques saveurs…

Il y a trois étapes concernant la dégustation technique des vins et qui vont faire appel à vos différents sens : l’œil, le nez et la bouche. L’ouïe pourrait même en faire partie ; il n’y a qu’à remarquer le « Ah » de satisfaction que les convives lâcheront lorsque vous déboucherez une bouteille de champagne. Pour ce qui est de la technique de l’analyse visuelle, il est assez simple de se procurer la palette de couleurs d’un nuancier utilisé pour la peinture et d’essayer de retrouver la teinte d’un vin en particulier. Il est tout à fait facile également de trouver des articles sur Internet traitant du sujet des arômes du vin et comment les identifier et s’entraîner à les reconnaître grâce à votre sens olfactif. Un bon nombre de coffrets est vendu à cet usage : Le Nez du vin des éditions Jean LenoirCoffret arômes du vin de chez Pulltex, Coffret Aromes Oenotravel de l’Atelier Du Vin…

En ce qui concerne les saveurs que l’on peut trouver dans un vin, à savoir ce que votre sens gustatif va pouvoir identifier et reconnaître, peu d’articles en dehors des sites spécialisés en parlent et encore moins nombreux sont ceux qui vous donneront les clés pour vous y entraîner… et pourtant, c’est simple comme une recette de cuisine !

Les saveurs que votre palais peut déceler sont au nombre de 4 : salé, acide, sucré et amer.

Vous n’êtes pas convaincu; et bien pincez vous le nez en avalant et vous verrez que les arômes appartiennent bien à l’olfactif et les saveurs au gustatif.

L’exercice consistera en une identification de ces quatre saveurs suivies d’une perception des seuils, sachant que chacun et chacune a sa propre sensibilité ; et on continuera par un exercice sur l’alliance de ses saveurs et vous constaterez que le mariage avec certaines peut en atténuer ou en renforcer d’autres.

Nous finirons par un exercice d’identification du brûlant (l’alcool), du moelleux et de l’astringence (les tanins) d’un vin.

Ingrédients :

  • Sel de cuisine
  • Acide tartrique
  • Sucre (saccharose)
  • Sulfate de quinine (attention dosage en mg !!!)
  • Alcool neutre
  • Glycérine
  • Tanins œnologiques

vous allez pouvoir trouver le sel, le sucre et l’alcool neutre tout simplement en grande surface ; vous devrez demander les autres ingrédients à votre pharmacien.

I – Identification des saveurs

Le premier exercice consiste tout simplement à identifier les quatre saveurs et à se familiariser avec ces dernières.

On dosera pour 1 l d’eau en suivant les quantités indiquées ci-dessous.

  1. Salé : 2g/l (sel de cuisine)
  2. Acide : 1g/l (acide tartrique)
  3. Sucré : 5g/l (=1 morceau de sucre)
  4. Amer : 2mg/l (quinine)
II – Perception des seuils

S’il est assez simple de différencier ces quatre saveurs (encore que certaines personnes auront beaucoup de mal à identifier la saveur amère), il est tout à fait intéressant de constater à partir de quel dosage nous percevons ses saveurs. Aller jusqu’au bout l’exercice et ne vous arrêtez pas seulement lorsque vous « goûtez » la saveur en question (attention le dosage de la Sulfate de quinine est en mg !).

  1. Salé : 0,2 / 0,4 / 0,7 / 1,5 / 3 g par litre
  2. Acide : 0,06 / 0,12 / 0,25 / 0,5 / 1 g par litre
  3. Sucré : 1 / 2 / 4 / 6 / 8 g par litre
  4. Amer : 0,6 / 1,2 / 2 / 2,5 / 4 / 5 / 6 mg par litre
III – Alliance des saveurs
  1. Sucré et acide
  • on goutte d’abord avec 1 g d’acide.
  • on ajoute ensuite 6g de sucre et vous constaterez une atténuation de l’acidité.
  1. Acide et amer
  • on goutte d’abord avec 1 g d’acide tartrique.
  • on ajoute ensuite 4 mg de quinine et vous constatez cette fois-ci une accentuation de l’acidité.
IV – Chaleur alcoolique ou brulant
  • Afin de constater le côté brulant d’un vin et bien dosez 8% à 20% d’alcool neutre en concentration croissante.
V – Moelleux = Glycérol + Alcool + Sucre (à ajouter dans cette ordre)
  1. Glycérine : 10g/l = vous constatez une sensation de gras, de viscosité et de sucré.
  2. Alcool : 15% = vous constatez que la sensation de moelleux augmente
  3. Sucre : 10g/l = et enfin vous vous apercevrez que le moelleux est à son maximum
VI – Astringence : tanins œnologiques

Les dégustateurs débutants peuvent confondre l’acidité et l’astringence d’un vin; le 1er va vous faire que vous allez produire de la salive alors que le 2e va opérer le contraire.

  1. 0,5g/l = vous constatez un dessèchement de la bouche  et plus précisemment sur le palais et sur les côtés de la bouche.
  2. 1g/l = vous aurez alors une sensation amère plus prononcée.

 

Lorin Mariele


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oenotourisme

Apprendre avec les cépages… muscadet et gewurztraminer

« Apprendre avec les cépages… » est une série d’articles qui consistent à vous donner les clés sur l’apprentissage de la dégustation en comparant des cépages totalement opposés! Aujourd’hui muscadet et gewurztraminer … la légèreté ou la puissance.

Même la géographie les sépare considérablement; l’un pousse en pays nantais, l’autre s’exprime merveilleusement bien plus à l’est de l’hexagone, en Alsace, son terroir de prédilection.

Un peu d’histoire : vin emblématique de la région nantaise, souvent accolé à « sur lies » et s’accordant le plus souvent avec les produits de la mer, l’origine du muscadet est beaucoup plus continentale qu’il n’y paraît car il n’est autre que le melon de Bourgogne, cépage qui a pratiquement disparu de cette même région. Le gewurztraminer quant à lui, est originaire de la famille des savagnins (cépages du Jura) et est une sélection du traminer, cépage originaire du Tyrol.

L’œil : si l’on peut observer une robe pâle et claire pour le muscadet avec une véritable fluidité des larmes sur le verre, le gewurztraminer offre des nuances beaucoup plus dorées et une certaine viscosité.

Le nez : même si le muscadet peut présenter à première vue un nez peu intense aromatiquement, cela n’enlève rien à la complexité qu’on peut lui trouver sur certaines bouteilles ; complexité caractérisée par des notes d’agrumes, de fruits exotiques et même de fenouil; et quoi de plus normal que de lui trouver également des notes muscatées… l’origine de son nom est alors plus évident. Le gewurztraminer pour sa part, et au contraire du muscadet, fait partie de ces cépages dits aromatiques (comme le viognier ou bien le sauvignon) ; son intensité aromatique est très ouverte révélant des notes épicées, poivrées, de mangue et de litchis. Côté floral c’est la rose et la pivoine qui éclate au nez.

La bouche : parfois légèrement perlant, le muscadet est bâti sur la légèreté, la vivacité, la fraîcheur avec un équilibre pointu et « droit dans ses bottes » comme disent les cavistes pour décrire un vin qui ne laisse pas de place au questionnement ; il est désaltérant et rond à la fois et peut-être très croquant. Le gewurztraminer quant à lui est sur la continuité de son nez à savoir une certaine richesse, une générosité, une forte personnalité dans laquelle on retrouve en bouche le gras observé dans le verre; ses finales sont souvent très longues et ditent élastiques; l’impression première qui nous vient à l’esprit une fois en bouche : ce cépage est décidément aromatique.

Les accords mets et vins :  le muscadet est bien l’un des seuls vin qui va résister au côté « iodé » de l’huître, son acidité et sa vivacité aidant a contrer la force de ce coquillage. La proximité de sa récolte près de l’océan n’y est peut-être pas pour rien… vous pourrez aussi continuer le repas avec une sole meunière cuite au beurre. L’accord gewurztraminer en vendanges tardives et un roquefort fera le bonheur de vos papilles et ainsi la force de ce fromage sera amadouée par la puissance aromatique du vin alsacien.

 

Lorin Mariele